leseprobe

Erstes Bild

Man könnte sich gelegentlich noch lieben.
 Das könnte man.
 Einfach so.
 Von Zeit zu Zeit.
 Könnte man.
 Um sich nicht aus den Augen zu verlieren.
 Gelegentlich nur...
 Könnte man das.
 Jedenfalls war es das, was man so gerne tat.
 Das ist schon was.
 Das ist schon viel.
 Man hätte sich auch nicht lieben können.
 Und dann…
Mir ist kalt.
 Mir ist kalt.
 Das Schöne am Lieben ist, dass die Kälte geht.
 Man wärmt sich aneinander.
 So einfach ist das.
 Man hat es immer warm, wenn man sich liebt.
 Wie gut es doch wäre, wenn man sich noch lieben könnte.
 Einfach so.
 Von Zeit zu Zeit,
 um der Wärme Willen,
 gelegentlich,
 um diese Kälte nicht mehr zu spüren...
Aaaah…
 Es täte so gut, sich zu spüren.
 Ich habe es immer geliebt, eine Hand auf meinem Rücken zu spüren.
 Fingerspitzen, die auf auf meinen Flanken wandern.
 Nach oben - nach unten - nach oben - nach unten - nach oben…
 Ich liebte es schon immer, diese Schauer entlang meiner Wirbelsäule zu spüren.
 Diese kleinen kalten Stösse hinein in meine Wärme.
 Diese kleinen kalten Stösse.
 Die kleinen Stösse...
 Die Kälte...
 Die Stösse...
 Man kann das richtig gerne miteinander machen.
 Sich kleine Stösse schenken...
 Fingerspitzen im Rücken...
 Eine gleitende Hand...
 Ich habe schon immer gerne eine warme Hand auf meinem Rücken gespürt.
 Am liebsten ganz unten,
 unten an der Wirbelsäule,
 gerade da wo meine Säule ins Becken fällt,
 da...
 Da hab ich sie am liebsten, diese Wärme der gleitenden Hand.
 Diese Wärme am Ende meiner Säule.
 Diese Wärme am Ende meiner Selbst.
 Das Ende meiner Selbst.
 Meine Wurzel.
 Dort eine Hand spüren - macht mich flüssig.
 Saftig...
 Nass...
 Diese sämig-sanfte Milde meiner Wurzel.
 Diese Sanftheit meiner Selbst.
 Gelegentlich würde ich sie da gerne spüren, die Hand auf meinem Rücken.
 Einfach so.
 Von Zeit zu Zeit.
 Das wäre so schön, nicht wahr?
 Einfach so, um der Hand Willen.
 Dort.
 Von Zeit zu Zeit.

Premier tableau

On pourrait encore faire l’amour.
 De temps en temps.
 On pourrait.
 Comme ça. Des fois.
 On pourrait.
 Comme ça on ne se perdrait pas de vue. De temps en temps.
 Juste...
 On pourrait.
 C’est ce qu’on aimait faire. En tout cas.
 C’est déjà ça.
 C’est déjà beaucoup.
 On aurait pu ne pas aimer faire l’amour.
 Alors là...
J’ai froid.
 J’ai froid.
 Ce qui est bien quand on fait l’amour,
 C’est que le froid s’arrête.
 On a chaud.
 C’est tout simple.
 On avait toujours chaud quand on faisait l’amour.
 Ça serait bien si on pouvait en faire un peu.
 Juste comme ça.
 De temps en temps.
 Juste pour la chaleur.
 De temps en temps.
 Pour ne pas sentir.
 Ce froid...
Aah...
 Ça serait bien de se sentir.
 J’ai toujours aimé sentir une main glisser sur mon dos.
 Des bouts de doigts monter et redescendre mon échine.
 En haut. En bas. En haut. En bas. En haut...
 J’ai toujours aimé sentir ces frissons courir le long de ma colonne.
 Ces petits coups de froid se glisser dans ma chaleur.
 Des petits coups de froid...
 Des petits coups... Du froid...
 Des coups...
 On aimait bien faire ça ensemble.
 S’offrir des petits coups.
 Des bouts de doigts dans le dos...
 Une main qui glisse...
 J’ai toujours aimé sentir une main chaude sur mon dos.
 De préférence en bas.
 En bas de la colonne. Juste là où ma colonne rejoint mon bassin.
 C’est là où je l’aime le plus.
 Cette chaleur de la main posée.
 Cette chaleur au bout de ma colonne.
 Cette chaleur au bout de moi.
 Le bout de moi.
 Ma racine.
 Sentir cette main là --- me rend liquide.
 Juteuse.
 Un velouté de ma racine.
 Un velouté de moi-même.
 De temps en temps je sentirais bien une main sur mon dos.
 Juste comme ça.
 De temps en temps.
 Ça serait bien.
 Non ?
 Juste pour ça.
 Pour cette main.
 Là.
 De temps en temps.